
Dans un communiqué conjoint rendu public ce lundi, les ministères en charge de l’Agriculture et du Commerce ont annoncé la suspension, jusqu’à nouvel ordre, de l’exportation de la tomate fraîche sur l’ensemble du territoire burkinabè.
Selon les autorités, cette décision vise à assurer un approvisionnement suffisant des unités nationales de transformation, dans l’optique de soutenir l’essor de l’industrie locale et de mieux valoriser la production nationale.
En conséquence, la délivrance des Autorisations spéciales d’exportation (ASE) est également suspendue. Toutefois, les opérateurs économiques disposant d’autorisations en cours de validité bénéficient d’un délai de deux semaines, à compter du 16 mars 2026, pour achever leurs opérations. Au-delà de cette échéance, ces autorisations deviendront nulles et sans effet.
Le gouvernement prévient que tout contrevenant s’expose aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur. Les marchandises saisies en infraction seront, quant à elles, rétrocédées à titre gracieux aux unités industrielles de transformation, notamment celles mises en place dans le cadre de l’actionnariat populaire.
Les autorités appellent à la responsabilité et à la collaboration de l’ensemble des acteurs de la filière tomate, ainsi que des services techniques de l’État, en particulier les structures de contrôle aux frontières et les forces de sécurité, pour assurer le respect strict de cette mesure.
Enfin, tout manquement peut être signalé via les numéros verts suivants : 80 00 11 84, 80 00 11 85 ou 80 00 11 86.
