
À l’occasion de la conférence de presse tenue ce lundi dans le cadre des journées FIFA, le sélectionneur national des Étalons, Amir Abdou, a livré un message sans détour à l’endroit des journalistes, des présidents de clubs et des agents de joueurs. Dans une sortie empreinte de fermeté, il a réaffirmé son indépendance et sa ligne de conduite dans la gestion de l’équipe nationale.
Face aux médias, le technicien franco-comorien n’a pas éludé les critiques récurrentes autour de ses choix de sélection. Avec un ton direct, Amir Abdou a tenu à clarifier sa position, dénonçant notamment les multiples pressions et influences qui gravitent autour de l’équipe nationale. « Il y a 22 millions d’habitants au Burkina Faso, plus la diaspora. Avant chaque match, vous êtes 22 millions de sélectionneurs. Moi, quand je suis arrivé, j’ai postulé. Ceux qui posent ces questions auraient aussi pu postuler… », a-t-il déclaré d’entrée.
Le sélectionneur a ensuite insisté sur les critères qui guident ses choix, balayant toute idée de favoritisme ou de clientélisme dans la sélection des joueurs. « Je connais le fonctionnement ici. Je ne sélectionne pas un joueur parce que c’est le cousin de quelqu’un, parce que son agent est proche de quelqu’un, ou parce qu’il vient de mon académie. Je ne fonctionne pas comme ça. Je n’ai pas d’amis. Je suis direct, je n’écoute rien ni personne », a-t-il martelé.
Dans la même dynamique, Amir Abdou a mis en garde contre toute tentative d’approche ou d’influence, tout en pointant du doigt certaines pratiques dans le milieu. « Sachez une chose : vous pouvez m’approcher, je resterai poli, mais ça s’arrête là. Je sais qu’il y a des journalistes qui sont à moitié agents. La vérité peut blesser, mais moi je dis les choses telles qu’elles sont. Je ne suis pas là pour faire plaisir », a-t-il affirmé.
Enfin, le patron du banc des Étalons a tenu à rappeler qu’il reste le seul maître à bord en matière de décisions sportives, excluant toute interférence, y compris institutionnelle. « J’ai une responsabilité : je suis le sélectionneur et c’est moi qui prends les décisions finales. Ni le président de la fédération, ni le chargé de communication, ni qui que ce soit ne m’influencera », a-t-il conclu.
Une sortie qui affiche clairement la volonté du nouveau coach d’imposer une gestion rigoureuse et indépendante de l’équipe nationale.
