
Le rond-point des Martyrs de Ouaga 2000 sera le théâtre d’une grande mobilisation populaire le 28 mars prochain.
La Coordination nationale des associations de veille citoyenne du Burkina Faso (CNAVC) en a fait l’annonce ce samedi : rendez-vous à 8 heures pour dire non à ce que la coordination appelle l’ingérence du Parlement européen dans les affaires internes des États de la Confédération AES.
Le déclencheur est une résolution adoptée à Bruxelles, qui cible la situation politique au Niger et met en cause la détention de l’ancien président Mohamed Bazoum. Pour la CNAVC, c’est une ligne rouge franchie. L’annonce a été faite devant une assistance nombreuse et diverse — militants, femmes, chefs coutumiers et autorités traditionnelles — réunis pour écouter la déclaration publique de la coordination. Ouagadougou ne sera pas seule. Des rassemblements similaires sont prévus dans plusieurs villes et localités du Burkina Faso, du Mali et du Niger. L’objectif est clair : contester une résolution jugée «manipulée», affirmer la souveraineté des États membres de l’Alliance des États du Sahel et témoigner d’un soutien populaire à la Confédération et à ses dirigeants. Lassané Sawadogo, membre de la coordination, a été sans détour. Cette résolution est «une ingérence politique inacceptable dans les affaires souveraines d’un État africain ». L’Europe fait preuve, selon lui, d’un «paternalisme politique» qui tourne le dos aux réalités d’une région engagée dans un processus de reconquête de sa souveraineté. «Les mobilisations du 28 mars seront l’expression claire et déterminée de la volonté des peuples du Sahel de défendre leur souveraineté et de rejeter toute ingérence extérieure», a-t-il affirmé.
La position de la CNAVC est sans équivoque : la souveraineté des peuples du Sahel n’est pas négociable. Les questions politiques relatives au Niger relèvent des autorités nigériennes et de leur peuple, dans le cadre de leur dynamique de refondation. D’autres actions sont déjà programmées : conférences et manifestations pour maintenir la pression contre toute forme d’ingérence dans les pays membres de l’AES.
Agence d’information du Burkina
