
Le Tribunal de grande instance de Koupéla a rendu son verdict ce mardi 24 février 2026 dans une affaire impliquant des magistrats, des douaniers et un avocat poursuivis pour des faits présumés de corruption et d’irrégularités dans des procédures judiciaires. Au total, sept personnes ont été condamnées à des peines d’emprisonnement allant de 15 à 36 mois, tandis que deux accusés, dont un avocat et un procureur général, ont été relaxés.
Après plusieurs audiences, le Tribunal de grande instance de Koupéla a livré sa décision dans un dossier très suivi. Les prévenus étaient poursuivis principalement pour des faits de corruption et d’atteinte à la probité.Dans sa décision, le tribunal a condamné Médah Aniatisa Urbain et Kaboré Sandaogo Antoine à quinze (15) mois d’emprisonnement dont deux (02) mois fermes, assortis d’une amende de cinq millions de francs CFA dont trois millions fermes.Traoré Mohamed écope de vingt-quatre (24) mois de prison dont douze (12) mois fermes et d’une amende de quatre millions de francs CFA, dont deux millions fermes.De leur côté, Yaméogo Wendsongda Jonas et Yaméogo Oumarou ont été condamnés chacun à quinze (15) mois d’emprisonnement dont deux (02) mois fermes, ainsi qu’à une amende de trois millions de francs CFA dont deux millions fermes.Les peines les plus lourdes ont été prononcées contre Somé Alban Balanoë et Nikiéma Zindi Désiré, condamnés chacun à trente-six (36) mois de prison dont dix-huit (18) mois fermes, avec une amende de cinq millions de francs CFA dont trois millions fermes.En outre, les condamnés devront payer solidairement la somme symbolique d’un (1) franc CFA au Réseau national de lutte anticorruption (REN-LAC) à titre de dommages et intérêts, ainsi qu’un (1) franc CFA à l’État burkinabè pour préjudice moral. Ils sont également tenus de verser solidairement un million (1 000 000) de francs CFA à l’État au titre des frais exposés.S’agissant de Me Arnaud Sampébré, poursuivi notamment pour complicité de révélation illégale de l’identité d’un témoin protégé et violation du secret professionnel, le tribunal l’a relaxé pour infraction non constituée.Le procureur général Jean Jacques Ouédraogo, également mis en cause pour corruption d’agents publics, soustraction de pièces de procédure et blanchiment de capitaux, a lui aussi été relaxé au bénéfice du doute.
